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Alors que la production de richesses s'est emballée ces cinquante dernières années, le travail humain nécessaire s'est parallèlement réduit. L'équation est imparable : moins d'effort humain pour produire plus et mieux. Donc de plus en plus de chômage. Cette situation d'abondance a ainsi, paradoxalement, dégénéré en crise majeure. Le coeur des programmes politiques s'est mis à battre au rythme d'une seule quête éperdue : la « création d'emplois ». Les échecs à répétition des politiques de l'emploi reflètent le refus d'accepter l'irrésistible réduction de la part du travail humain dans le système de production.
Raphaël Liogier commet ici un ouvrage essentiel qui ébranle nos idées reçues. Il démontre qu'il n'y a pas de solution à chercher au problème du chômage, tout simplement parce qu'il n'y a pas de problème. Nous entrons dans une économie d'abondance qui bouleverse la condition humaine, mais dont nous ne savons pas voir la puissance libératrice. L'aveuglement des élites politiques et économiques face à l'ampleur de la révolution de l'intelligence artificielle, du numérique et d'Internet, pourrait transformer en désastre cette opportunité historique. Pour Liogier il est urgent de revoir de fond en comble nos conceptions du revenu, du travail, de la production, de la propriété, de la solidarité et de la fiscalité. Ne se contentant pas d'analyser avec une rare pertinence ce changement de paradigme, il propose des réformes systémiques pour l'aborder.
Sociologue et philosophe, Raphaël Liogier est Professeur à l'IEP d'Aix-en-Provence et, à Paris, au Collège international de philosophie. Auteur d'une quinzaine de livres, ses recherches portent sur les croyances, la globalisation, la laïcité, ainsi que sur les conséquences éthiques et sociales de l'évolution des technosciences.
Après avoir fait le diagnostic de cette situation critique, le présent essai n'entend pas préconiser de nouvelles mesures qui conduiraient miraculeusement au « plein emploi », mais il en appelle à un changement de système. Et d'abord du système de penser qui nous leurre en faisant du plein emploi un graal désirable. La voie proposée ici conduirait, au contraire, à promouvoir la fin du travail obligatoire au profit d'une société de la créativité : une société sans emploi. La première idée qui vient alors à l'esprit est évidemment l'allocation universelle. Idée séduisante mais difficilement applicable si l'on en reste à nos conceptions classiques du revenu, du travail, de la production, du patrimoine, de la solidarité, de la fiscalité et de la propriété, et si l'on en reste aussi à l'étroit périmètre de l'Etat-nation. C'est pourquoi la révolution pacifique de la créativité - qui se situe au-delà de la fausse alternative du socialisme et du libéralisme - doit passer simultanément par un renversement des vieux principes de la société bourgeoise et une refonte radicale des cadres juridiques à une échelle continentale.