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Roman Jakobson relit les nouveaux vers que lui présente Maïakovski. Il s’exclame « C’est bon, mais moins bon que du Maïakovski ». Dans La Génération qui a gaspillé ses poètes, après la mort du poète de la révolution, le formaliste russe déplorera la disparition de ses possibilités créatrices. Face à la perte d’un créateur, Gaëtan Faucer ouvre une voie qui aurait pu consoler Roman Jakobson, celle qui convient à l’admirateur, à l’amateur d’une œuvre. Jouer le Faucer. Créer une pièce qui pourrait être celle de Sacha Guitry. L’exercice est complet pour le critique. Il doit connaître mieux que le style et le phrasé, mieux que les formes d’humour employées fréquemment par l’auteur. Il doit atteindre le cœur créateur, toucher à l’esprit. Écrire « dans l’esprit de », sans recourir à aucun plagiat. Une œuvre entièrement nouvelle qui ne regarde pas vers l’arrière, qui s’avance vers son présent, qui veut rencontrer l’avenir. Se prêter à être, à incarner un moteur créateur disparu. Et le résultat sera soumis aux pairs qui devront se rendre à l’évidence. « C’est du Sacha Guitry, c’est même mieux que du Sacha Guitry ». Le rêve de prolonger l’œuvre… Seule la bande dessinée franchit ce pas de nos jours. Si les aventures de Blake et Mortimer se poursuivent, pourquoi celles de Sartre et d’Homère devraient-elles s’arrêter ? Quand donc lirons-nous les prochains textes de Beauvoir, Colette et Yourcenar ? C’est cette voie-là qu’ouvrent l’interrogation critique, le mot de Jakobson et le texte de Gaëtan Faucer.