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De 1863 à 1872, Constance Descarpentries a entretenu une correspondance entre Lille et Valenciennes avec son amie Cornélie Frache. Au fil des lettres, Constance évoque ses études, son métier d'institutrice, ses amitiés, ses doutes et ses soucis. Parfois naïve et conformiste, elle se révèle aussi intéressée par la politique et soucieuse de la condition féminine. Pendant cinq ans, elle partage, rue Princesse à Lille, la vie de la famille Maillot. Elle est la gouvernante de trois des filles: Marie, Jeanne et Noémie. On entre ainsi dans l'intimité de la famille d'un industriel lillois. Quelques années plus tard, Jeanne Maillot devient la mère du général de Gaulle. En 1870, Constance se marie. Elle perd deux enfants en bas âge: Robert en 1871 et Albert en 1872. Elle décède la même année 1872 probablement des suites de son accouchement à l'âge de 27 ans. Ce destin tragique rend particulièrement émouvant les cinquante lettres qu'elle a adressées à son amie. Son écriture révèle à la fois sa fragilité, sa sensibilité et son intelligence.