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En 1995, l’auteure et son mari, tous deux journalistes, s’installent dans le xxe arrondissement. La diversité de ce coin de Paris leur plaît. Leurs enfants vont à l’école de la rue Jean-Pierre Timbaud – une école primaire catholique, mitoyenne d’un centre juif pour enfants handicapés et de la mosquée Omar, haut lieu intra-muros de l’islam salafiste. À travers eux, Géraldine Smith fréquente les parents : par exemple Bruno, ex-chanteur pour midinettes, compositeur de variétés ; la mère réunionnaise de Corenthin, agente des douanes ; le père de Jean-Moïse, chauffeur de taxi camerounais, résolu à sauver ses enfants des « mauvaises fréquentations », ou, encore, le père algérien de Massiwan, comptable au chômage et en panne d’espoir pour son petit garçon. Mais la France « plurielle » manque chacun de ses rendez-vous. En classe, des enfants nés à Belleville se perçoivent, et sont perçus, comme Algériens, Camerounais ou Marocains ; dans la rue, des librairies islamistes évincent le petit commerce, y compris musulman ; une organisation prosélyte pakistanaise, le Tabligh, recrute chez les jeunes ; les regards des hommes en qamis jugent les femmes aux bras nus ; une mère en survêtement de sport est traitée de « pute » ; la fille au-pair australienne se fait agresser au moment de l’invasion de l’Irak. En 2007, quand les Smith saisissent une opportunité professionnelle en Amérique, ils partent sans regret. Géraldine emporte avec elle le récit inachevé d’un échec. Depuis, régulièrement, elle revient, revoit ses amis, interroge la directrice de l’école, d’autres habitants de la rue, et continue à suivre au plus près la réalité du quartier.