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T.-R. – Vos titres sont nombreux et, à mes yeux, ils composent une manière d'œuvre globale, un archipel d'îles poétiques, récits, textes pour le théâtre et, encore, essais inspirés — traversés par le souffle du vivant. Quelle cohérence voyez-vous derrière tout cela ? Et quel sens donner à tout cela ?
M.-G. – La cohérence, le sens sont déjà dans la question : le souffle du vivant agite l’étoffe. Il faut toujours partir de cela, partir de cette belle donnée provisoire. Le mot archipel me convient (comme un humble salut à René Char), éclats d’îles exondées et pourtant sous la mer un continent commun, agité autant que la surface, spasmodique, sismique. Je préfère cette image de l’archipel à l’idée d’oeuvre globale ; globalité et totalité sont annonces de la terreur, portent en elles quelque chose de fini, achevé, mort. Toujours j’ai pris la dispersion pour une chance. Toujours j’ai affirmé diaspora contre paradiso. Anagrammes en lutte.
Théâtre, poème. Au fond, deux noms pour l’écriture et l’écriture est trouée. Nécessairement trouée. Pour laisser place à l’autre, lecteur, acteur.
Extrait de la conversation du 19 juillet 2012 entre Thierry Renard et Michaël Glück
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Extrait du poème Comme un p’tit coqu’licot (pour Martine Lafon)
1.
cheval fou crazy horse des Peaux- Rouges criards les avaient pris pour cibles mad A dam folie de glaise et de terre folie des frontières et des fleuves le sang coule sous les ponts
pigments écrasés sous le mortier des guerres visages pilonnés sous la crosse des hommes garance ô soldats deux trous rouges au côté droit la couleur intérieure s’épanche par les plaies