Parti « de classe » et « rassemblement des femmes »
Féministe « de classe »
En 1948, Rosine est parachutée secrétaire nationale du Rassemblement des Femmes pour la Paix. Le mouvement rassemble des femmes ouvrières, intellectuelles, des chrétiennes, des libérales. La féministe de classe que devient Rosine descend sur le terrain, à la rencontre des femmes au travail, dans les villes et bourgades du pays flamand - on se souvient que la Bruxelloise native d'Anvers est également bilingue : « (...) La plupart de ces femmes étaient ouvrières - en Flandre, où j'ai beaucoup « prêché » - du textile. À l'époque, on ne mesurait pas les décibels, mais je puis attester que leur volume était élevé : habituées à devoir couvrir le bruit des machines, mes interlocutrices avaient le verbe haut. De quoi parlait-on ? D'abord de leurs soucis, innombrables. Salaires, conditions de travail, menaces de chômage, absence de crèches, vie chère, tout y passait. La vie ouvrière, c'est là et avec elles que j'en ai eu la première approche concrète. Alost, Termonde, Baasrode, Gand, Anvers et sa banlieue, Deinze, Ostende, Louvain, Coudrai... Je revenais de ces rencontres presque épuisée (les communications avec les petits bleds impliquaient parfois de longues attentes dans une gare) mais heureuse d'avoir établi un courant de confiance ».
« L'objectif fondamental du RFP était de politiser les femmes, qui avaient été très présentes dans la Résistance mais qui, le plus souvent, se sentaient mal à l'aise dans l'univers masculin des discussions politiques. Les compagnes de militants communistes étaient généralement mécontentes du temps consacré par leurs maris à des réunions, des ventes de presse, des chaulages ou distributions de tracts. On n'image plus aujourd'hui le niveau des exigences du parti communiste à l'égard de ses membres, tous supposés militants-infatigables. »
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