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À première vue, ce livre très singulier pourrait apparaître comme une simple galerie de portraits d’écrivains et d’artistes. Ou même, pour une bonne part de ses pages, comme une petite histoire de la littérature suisse romande d’après-guerre, où l’auteur reconstitue, à la suite d’une longue enquête sur les lieux, la figure de son plus prestigieux éditeur, Henri-Louis Mermod avant d’évoquer ses propres rencontres avec les écrivains que ce dernier avait publiés (Gustave Roud, Philippe Jaccottet) ou qui sont apparus dans son sillage (le romancier Jacques Chessex, la poétesse Anne Perrier). Le texte liminaire est d’ailleurs très clair, il s’agit en réalité d’une sorte de roman d’apprentissage et même plutôt, toutes proportions gardées bien sûr, comme dans La Recherche, du récit d’une vocation. Paradoxalement, alors même qu’Amaury Nauroy va à rebours du Contre Sainte-Beuve et que, loin de s’en tenir aux œuvres seules, il semble s’intéresser d’abord au quotidien des artistes qu’il approche et même aux aspects les plus anecdotiques de leur existence. Et s’il s’attache à la décrire, dans une prose merveilleusement alerte, pleine de fantaisie, « vagabonde et imprévisible », c’est qu’il est moins à la recherche d’une écriture que d’une leçon de vie, n’analysant pas les œuvres mais s’attachant à comprendre de quelles expériences elles naissent, de quelle nécessité vitale, et avec quelle endurance elles tentent de maintenir une joie, un enthousiasme, en dépit de tout ce qui contribue à nous déposséder de nous-mêmes. La première édition de ce livre a été très bien accueillie aussi bien en France qu'en Suisse Romande.