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Durant l'hiver 1918-1919, Marina Tsvetaïeva, vingt-six ans, vit encore à Moscou, où elle affronte seule les temps terribles du communisme de guerre. Elle est déjà le grand poète qui s'affirmera dans l'émigration, à Prague et à Paris, avant de retourner en Russie soviétique où l'attend, en 1942, une fin tragique. Dans Moscou affamé et glacé, elle a fait la connaissance des jeunes comédiens du Studio de Vakhtangov... elle a envie de mettre son talent de poète au service de leur vive personnalité théâtrale. Pour eux, elle écrit coup sur coup six petites pièces en vers - théâtre et poésie à la fois - qu'elle réunira sous le titre de Romantika, "Pièces romantiques" : six études dramatiques brèves, dans la triple tradition de Pouchkine, de Musset et d'Alexandre Blok, où la convention stylisée masque et révèle l'inquiétude historique et existentielle. Six poèmes où s'invente un "théâtre de l'Âme" qui met en jeu, avec tendresse et rigueur, les hasards de l'amour, de la vie et de la mort. Les personnages y émergent d'un dix-huitième siècle rêvé ; on y voit un Casanova douloureux et superbe donner la réplique à de poétiques figures féminines, emblèmes d'éternité en des temps de trouble. Le texte (sa musique, sa vitesse, son délicat système d'images) s'affirme comme la seule substance qui soit sentie comme réalité, le seul festin possible parmi la peste du monde.