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Dr Jekyll ou M. Hyde, bolchevik ou libertin, amateur de "licornes" à peine pubères, ou de putains expérimentées, admirateur de Stendhal, Flaubert, Sade et Choderlos de Laclos, homme du XVIIIe siècle, mais témoin passionné des bouleversements de son temps, Roger Vailland est, par la pureté de sa langue et la rigueur de sa pensée, l'un des écrivains français les plus importants de notre époque troublée. Naissance dans l'Oise en 1907, enfance parisienne, adolescence à Reims, fondateur, avec René Daumal et Roger Gilbert-Lecomte, de la revue le Grand Jeu, considéré puis rejeté par André Breton et Louis Aragon qui se révèlent ses ennemis attentifs dès 1929, Vailland, persuadé de sa vocation littéraire, et ami de Pierre Lazareff à Paris-Soir, se fait d'abord journaliste, toujours prêt, mais en vain, à écrire le grand œuvre qui le fera sortir de l'anonymat. La guerre lui sert de révélateur. D'abord tenté par la collaboration, comme Marcel Déat qui fut son professeur de philosophie à Reims, ou Robert Brasillach, son compagnon de khâgne au lycée Louis-le-Grand, il se reprend bien vite, entre dans la Résistance, et dirige - à Paris - un réseau de renseignement, dont l'état-major de Londres reconnaîtra les mérites. L'expérience servira de trame à « Drôle de jeu », son premier roman, prix Interallié en 1945, et qui fait entrer d'emblée Roger Vailland parmi les grands écrivains du demi-siècle. D'autres romans lui vaudront un public d'une fidélité absolue : les Mauvais Coups, Bon pied, bon œil, Un jeune homme seul, Beau Masque, 325 000 francs, la Loi, la Fête, la Truite, presque tous portés au cinéma dont, durant deux décennies, Roger Vailland sera un des scénaristes dialoguistes les plus appréciés. Un homme aussi complexe et attachant ne pouvait résister à la joie d'entrer au Parti communiste, dont l'aura séduisit l'intelligentsia de l'après-guerre. Il en sortira lorsque Nikita Khrouchtchev dévoilera, en 1956, l'étendue des crimes de Staline, et que les troupes soviétiques materont, férocement, la révolte de Budapest. Romantique et cynique, surréaliste et classique, Roger Vailland fut un de ces "grands formats" littéraires, dont Yves Courrière (la Guerre d'Algérie, Des toques et des étoiles, Normandie-Niemen, Joseph Kessel ou Sur la piste du lion) aime faire découvrir le cheminement à ses lecteurs.