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<p><i>Rêves de bête</i> est né de la collaboration d’un peintre et d’un écrivain. Richard Conte et Michel Guérin se sont associés pour entrecroiser la peinture et les mots. En résulte un livre composé à quatre mains où les toiles (57 illustrations) surviennent au bord du texte comme des apparitions de figures aimées par les mots.<br /> <p>Le peintre Richard Conte donne figure à des « rêves de bête » – à une « formanimale » traversant les taxinomies et mêlant caractères anatomiques et propriétés physiologiques. La peinture sort de son ventre des êtres hybrides aux postures souvent duelles – l’étreinte laissant parfois indécidable s’il s’agit d’aimer ou de tuer. Les créatures dont le milieu est d’abord la peinture sont tout à la fois reptiles, oiseaux, quadrupèdes dressés ou couchés. Elles paraissent nous voir de tous leurs yeux quand nous croyons les regarder. Leur aïeul poisson passe parfois une nageoire ou bien pointe ses dents fines. Le temps et l’espace sont convulsivement brassés à l’échelle d’une chronique illustrée de la paléontologie.<br /> <p>De son côté, l’écrivain et philosophe, Michel Guérin, poursuit une réflexion sur notre rapport à l’animalité. Dans le contrepoint qu’aux tableaux fait l’écriture, ce qui s’affirme, à travers la sensualité des couleurs et des mots, c’est la vitalité du <i>Zoôn</i>, dont un des indices – peut-être le plus caractéristique – est un appétit de mixité. La zoographie présente dans <i>Rêves de bête</i> ignore la coupure entre domestique et sauvage. Une chaleureuse hybridation des formes plaide le rêve éveillé d’un appétit d’espace agrandi par l’accouplement ou la confrontation, en sorte que la peinture soit l’art inscrit du bonheur d’exister. <br /> <p>Le cheminement croisé des auteurs passe en particulier par le prisme d’une l’hypothèse qui court à travers ces pages riches de formes et de couleurs : l’intuition d’une amitié élective – d’une <i>philia</i> – entre peinture et nature (sous l’espèce de l’animalité) ; comme si la condition picturale et la condition animale se trouvaient, en cette phase critique de la <i>Physis</i> comme de la <i>Technè</i>, compagnons de sort pour le meilleur ou le pire.<br /> <p>Sommaire : <br /> La peinture a besoin des mots <br /> « Eh bien ! dansez maintenant » <br /> Le réel entre deux rêves <br /> Le virus et la Bête <br /> Les animaux ne sont pas si bêtes <br /> Bêtes de proie à gueules d’amour <br /> Tombeau de Zénon <br /> Ce que voit la créature <br /> La fable des animaux <br /> Ode à la peinture<br /> <br />