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Depuis Platon jusqu'à Heidegger, qui la fait sienne, la différence entre l'homme qui philosophe et celui qui ne philosophe pas est tenue pour la différence entre la veille et le sommeil. La veille est le domaine soit de la conscience (Descartes, Leibniz, Kant), soit de la pensée (Hegel, Husserl, Heidegger). Si prendre garde à ce qui est vrai constitue bien l'essence de la vigilance philosophique, sommeil et rêve sont alors l'intime inquiétude, la mise à l'épreuve quotidienne de la raison humaine en son aspect nocturne. Poser, en philosophe, la question du sommeil, c'est penser ce que la philosophie occidentale n'a cessé de reléguer : examiner les différents concepts de vérité tirés de la distinction entre le sommeil et la veille permet d'éclairer le privilège accordé à celle-ci et le prix de la négligence de celui-là. Car, au terme des aventures oniriques de la métaphysique que nous narre Pierre Carrique, la conclusion s'impose, évidente : penser, à la suite de la philosophie occidentale, une vérité de l'être qui ne nous dirait pas l'être du rêve, est-ce vraiment penser la vérité ?