Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
Réunir les bouts du monde est une rencontre avec des œuvres artistiques, littéraires et critiques, étatsuniennes et caribéennes, qui portent en elles la mémoire de l’esclavage transatlantique. En invoquant les artistes, écrivains et intellectuels qui ont fondé leur pratique sur la rupture irréversible provoquée par les quatre siècles de commerce triangulaire, Elvan Zabunyan questionne ce que cette histoire continue de produire aujourd’hui. Les œuvres artistiques sont ici invoquées comme autant de sources primaires revisitant les réalités et les imaginaires.
L’histoire de l’esclavage et du post-esclavage représente pour les artistes évoqués un moteur fédérateur de leurs productions, révélant une généalogie afro-descendante commune qui renforcerait les solidarités. La survivance des traces mémorielles et leur transmission, quelles que soient les appartenances et les expériences, est liée à une volonté philosophique et politique partagée, faisant du dispersement et de la fragmentation une question éminemment esthétique. Les œuvres d’art sont dès lors pensées comme des traits d’union entre les différentes cultures et adoptent une fonction critique. En pointant les violences et les souffrances de ces expériences individuelles et collectives, elles permettent de reconstituer des pans chancelants de cette histoire. Les artistes et les écrivains dont les œuvres émaillent le récit d’Elvan Zabunyan s’emparent ainsi d’un legs culturel pour en faire le matériau de leurs travaux, tout en menant une analyse des conditions politiques qui définissent cet héritage.
En convoquant des artistes contemporains tels que Renée Green, Isaac Julien, Arthur Jafa, Ellen Gallagher ou Carrie Mae Weems aux côtés de figures ayant fait l’expérience de l’esclavage telles que Sojourner Truth, Frederick Douglass et Harriet Jacobs, l’autrice tisse une histoire située de l’esclavage, ancrée dans les études post-coloniales et une histoire de l’art soucieuse de l’influence des affects.