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« Faut-il encore lire Camus dans les écoles ? » La question a pu conclure l'un des débats tenus autour de ce brûlot qui, à la rentrée 2023, appelait à Oublier Camus en réduisant toute sa pensée à une apologie de la domination coloniale, à un anticommunisme primaire, à des équivoques dans la lutte contre l'occupant ou contre la peine capitale, et à un sexisme patriarcal... Face à une célébration médiatique qui, à faire de l'écrivain un fade penseur du juste milieu, l'expose aux pires récupérations, ce réquisitoire prompt à s'exonérer de la vérité des faits aussi bien que des textes, ne fait guère que rejouer en caricature la querelle Sartre-Camus, pour réactiver la vieille injonction, venue des temps de guerre froide, à « choisir son camp ». Sans occulter la part d'impensé qui empêcha Camus de faire remonter ses combats jusqu'au principe du système colonial, une vraie lecture de gauche ne saurait éluder la gravité des débats qu'il sut au moins ouvrir : critique du stalinisme et de ses avatars ; refus de la violence contre les civils d'où qu'elle vienne ; vigilance sur les dévoiements despotiques ou fondamentalistes des libérations nationales. Se gardant de la naïveté hagiographique comme de la témérité accusatoire, le présent essai propose de lire ou relire l'ÅÂÂÂÂÂÂÂÂuvre de Camus pour ce qu'elle dit vraiment, dans la complexité des situations où elle est née, et pour ce qu'elle peut tout de même apporter à l'intelligence des drames de notre temps.