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Qu’est-ce que naître en 1938, dans une Europe devenant jour après jour le théâtre de la barbarie, des assassinats, et du plus terrible des crimes contre l’humanité ? À première vue, ce pourrait être l’histoire de cette petite fille juive grandissant dans ce drame que nous restituerait ici Monique Jutrin, en évoquant les souvenirs d’un passé qui s’éloigne indéfiniment. Pourtant, il faut bien reconnaître qu’il n’est jamais ici question de faire de tous ces événements, de toutes ces expériences et ces vicissitudes, une histoire de plus. Il s’agirait plutôt d’en faire, absolument, une histoire propre, puisée, pétrie dans le commun et la matière de ces époques et de ces lieux à présent si lointains qu’ils en semblent disparus. Un récit, en somme, que l’on se doit à soi-même comme aux êtres qui nous ont été et nous seront éternellement chers. En ce sens, Retour vers le château de Là-bas n’est aucunement le récit d’un ailleurs, d’un là-bas, d’un tout là-bas, même d’un au-delà. C’est le récit d’un ici, devrait-on dire, d’un ici tout à fait vivant, vivace, au plus près de soi, comme si tout ce là-bas, du plus lointain qu’il puisse faire appel, était au fond ce qui demeure le plus proche et le plus intime. C’est là sans doute la leçon majestueuse de ce récit tout intérieur.