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Retirements développe une beauté tactile, comme toucher ses émotions. Tirer le fil des souvenirs qui oscillent, entre émanation et abstraction. Qui se retirent, comme une eau, ou surgissent inopinément face à : un reflet, une couleur, une transparence. Tout ce qui se loge en nous à l’état d’attente, à l’état aveugle, malgré nous. Derrière et devant l’œil, tout ce qui se joue à l’intérieur, en excroissances. En échos d’une jeunesse remontée, dans la trouble stimulation des images. Nous allons à la surface, parfois pour voir, parfois pour respirer. On approche la surface du miroir. Raluca Maria Hanea, entre danse et contemplation, architectures et fresques, entre fuite et résilience, cristallise le bref équilibre face à ce qui pousse dans notre dos, derrière nos yeux, et ce qui vient à nous, se presse sur nos corps, nos regards. Ce qui nous divise, ce qui, dans les reflets, dans le mouvement immobile des transparences fonde en nous des matières de rêves, « les deux bouts invisibles », impossibles à rattraper. Tout est fragile, la ville, le rêve, la peau, l’autre. On se déplace avec le corps, les uns vers les autres, on se touche. A la fois vortex et linéarité, tout se recompose et se confond. Les émotions et les images, dans une distillation lente, on touche l’absence du doigt. On marche dans le noir de la mémoire, et « il fait prodigieusement froid dans nos souvenirs. » Retirements est un kaléidoscope, un long tunnel de sensations, où tout est pris et compris, ressenti à travers le corps, la conscience mal éveillée, toutes douleurs mêlées, en tension permanente d’une expression intime. Des éclats d’enfance, de famille, les promenades le long de la mer, la vieille maison dans le noir, la distance des choses. On a confié notre enfance aux marées sur la plage. Le tumulte des pierres et des vagues, à l’assaut des rêves, transperce la peau. Et puis nos fantaisies conservées dans nos livres de contes, des poids contre le poids du monde.