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Comme l’écrit Jean-Pierre Lemaire, dans sa préface : « Le lecteur français peut aujourd’hui retrouver, grâce à Giovanni Raboni et à son traducteur, Jean-Charles Vegliante, une forme de poème dramatique dont il n’a plus d’équivalent dans sa langue depuis le Moyen Âge. En Italie, des poètes contemporains perpétuent la tradition médiévale du “drame semi-liturgique” ; ainsi Mario Luzi a-t-il écrit en 1999 La Passione, long monologue prêté au Christ gravissant le chemin de croix. Avec Représentation de la Croix, Giovanni Raboni a fait, un choix inverse : le Christ est aussi au centre du drame, mais il en est le centre absent. On le devine parfois en coulisse : tout proche, derrière la porte du Temple où il s’entretient avec les docteurs tandis que ses parents à sa recherche interrogent le gardien ; sur le point de paraître devant la foule à laquelle Pilate va le présenter ; mais on ne le voit, on ne l’entend jamais en personne. Un tel choix est caractéristique d’une approche moderne du mystère : il n’y a plus, devant le lecteur ou le spectateur, de figure centrale pour incarner et dire le sens. Comme le postule Judas à propos du discours sur le pain de vie, « Un sens, de toutes les façons, doit bien y être ! », mais il est livré à l’interprétation, aux doutes, à la confiance ou au désarroi des uns et des autres. Cette présentation nous touche d’autant plus : le récit que nous connaissions par cœur, mais qui pouvait rester extérieur, dans son intangibilité, à nos vies incertaines, est fragmenté, interrogé, débattu comme il le fut sans doute entre les premiers témoins du drame, et comme il l’est peut-être encore aujourd’hui dans le secret de nos consciences troublées. C’est ce débat, perdu ou tu, que le poème polyphonique de Raboni met au jour. »