Depuis 2003, le cinéma algérien renaît de ses cendres après dix ans de guerre civile. Au sein de ce renouveau encore fragile, deux courants cinématographiques se distinguent. D'un côté, le « cinéma chahid » (cinéma du martyr), tourné vers le passé glorieux, renouvelle le mythe d'une Algérie combattante et unie, à travers des biopics qui célèbrent les héros nationaux de la résistance anti-coloniale. De l'autre, le « cinéma aïchin » (cinéma des vivants), ancré dans le temps présent, collecte la mémoire collective des violences fratricides officiellement taboues et donne à voir une société algérienne désabusée, meurtrie et composite, mais toute entière désireuse de changement. Des images plurielles qui préfigurent le Hirak de février 2019.
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