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A l'étonnement de Flaubert et de bien d'autres, la Bretagne offrait au milieu du XIXe siècle le visage d'une civilisation à la fois originale et archaïque. Or, en un siècle, elle a peu à peu endossé tous les signes de la modernité. Transitions imperceptibles ici, ruptures brutales là, un monde a disparu tandis que les liens tissés entre la religion et les pratiques culturelles se transformaient.
Le fait religieux, si important dans cette terre longtemps de chrétienté, a joué un rôle décisif et complexe dans cette évolution. Il a pesé incontestablement dans le sens de la résistance et de la préservation d'une civilisation paysanne et celtique, conservatoire des âmes et de l'identité régionale. Mais aussi et en même temps dans le sens d'une marche, guidée et encadrée par les prêtres, vers le progrès matériel et le changement culturel. Des pardons au crédit mutuel, des coiffes à la JAC, de la langue bretonne au cinéma, ce pays a connu - c'était hier - un singulier itinéraire. En cette fin de siècle marquée en tant de pays par les turbulences du couple religion et modernité, l'exemple de la Bretagne est à lire comme celui d'une transition amortie.
Ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure de Saint-Cloud, docteur ès lettres, Michel Lagrée est professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Rennes. Il consacre ses travaux aux changements religieux et culturels à l'époque contemporaine.