La parution de L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme (1904-1905)
de Max Weber marque un moment essentiel dans la recrudescence
du débat sur la Réforme et la Contre-Réforme au début du XXe siècle.
En Italie, en Allemagne, en France - comme ailleurs en Europe -, l'identité
confessionnelle devient l'un des caractères constitutifs de l'idéologie nationale
et/ou nationaliste, ainsi qu'un élément fort de la réflexion sur le concept
de modernité. De même, des phénomènes de résistance à la formation et
à l'établissement des totalitarismes émergent au sein de certains groupes
d'intellectuels qui rejettent l'appropriation du discours religieux par les futurs
idéologues du régime. On assiste alors à un foisonnement d'études concernant
l'histoire des églises et des confessions, s'interrogeant sur le développement
social et étatique des nations. Les échos de ces débats auront des retombées
majeures dans l'affrontement idéologique entre Europe du Nord et Europe
du Sud, civilisation germanique et civilisation méditerranéenne à l'aube du
dernier grand conflit mondial.
Cet ouvrage ne prétend pas apporter un regard exhaustif sur toutes les
conséquences que les discussions autour de la Réforme et la Contre-Réforme
ont produites dans les années 1900-1940, mais fait état des premières réflexions
menées par des spécialistes de différentes disciplines sur un sujet encore peu
exploré et pourtant fondamental pour l'interprétation de l'une des périodes
les plus cruciales du siècle dernier.
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