Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
Les antisémites seront nos amis les plus fiables ", écrivait Theodor Herzl en 1895. Si le fondateur du mouvement sioniste espérait que leur désir de se débarrasser des juifs les inciterait à seconder son projet, il faisait aussi le pari qu'une fois installés en Palestine, les citoyens du nouvel État gagneraient l'estime de leurs contempteurs en devenant les " sentinelles " de la civilisation européenne. La prophétie de Herzl semble s'être réalisée : aujourd'hui, en effet, les gouvernements occidentaux font bloc derrière Israël et tiennent les juifs qui leur en savent gré pour des Blancs exemplaires. Est-ce à dire, comme le pensait Winston Churchill, que le sionisme serait " bon pour les juifs " ? Rien n'est moins sûr. Outre-Atlantique, une nouvelle génération de militants d'extrême droite nous font déjà l'" amitié " d'être aussi antisémites que racistes, misogynes ou transphobes. Or, connaissant le poids des États-Unis au sein de l'internationale réactionnaire, il y a fort à parier que leurs émules seront bientôt parmi nous. Aussi, plutôt que de miser sur la conduite de l'armée israélienne pour convaincre la nouvelle fachosphère que nous sommes dans le même camp, ne serait-il pas temps de redevenir les juifs diasporiques qui peuplaient naguère les cauchemars de ses prédécesseurs ?