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Qu’est ce que le socialisme ? Que sera le vingtième siècle ? Telles sont les deux questions fondamentales qu’aborde ici Emile Faguet. Questions distinctes mais pourtant corrélées. La réponse à la seconde nous ouvre des horizons étonnants sur ce que peut découvrir par sa seule force l’analyse logique lorsqu’elle poursuit jusqu’au bout sa démarche d’investigation rationnelle. A un siècle de distance, elle permet de juger de la qualité et de la justesse des anticipations de Faguet. Mais c’est dans son analyse de la première – la question de l’essence du socialisme - que Faguet nous étonne le plus. Ses conclusions n’ont pas pris une ride : « Le socialisme ne peut réussir qu’en réussissant partout, sur toute la planète, au même jour et la même heure. Il ne peut pas réussir progressivement. Nous sommes divisés en plusieurs peuples. Tout peuple qui s’appliquerait l’organisation socialiste, diminuant son travail, son entraînement, son génie inventif, suspendant son progrès, en un mot se reposant, serait dévoré industriellement ou militairement par son voisin, l’année prochaine. Il faudrait qu’il fût séparé des autres par des mers ou des déserts, et non encore ; car les mers et les déserts ne nous ont pas empêché, tel jour venu, d’aller conquérir et opprimer nos frères inférieurs les plus lointains, qui, plus sages peut-être que nous, ne s’étaient pas avisés de progresser. Tout peuple organisé conformément aux doctrines socialistes serait condamné à périr dans un temps très court. Non, l’organisation socialiste n’a bien pour avantage que de supprimer la concurrence, la rivalité, la lutte et le progrès, choses également meurtrières. Elle ne peut les supprimer qu’en s’établissant partout en même temps. Elle ne les peut supprimer qu’en faisant demain vivre tous les hommes en commun, les uns pour les autres, tous pour chacun, chacun pour tous. Le vrai nom du socialisme est fraternité universelle. C’est ce qui fait sa grandeur et ce qui le rend vénérable ; mais c’est ce qui permet d’assurer qu’il ne se réalisera jamais. » Aujourd’hui comme hier, la leçon demeure valable. Religion aussi bien qu’idéologie, le socialisme est de ces idées fausses qui malgré leurs échecs répétés et leurs contradictions notoires ne cessent de renaître de leurs cendres et de faire dans un même et unique mouvement refleurir espoirs et déceptions, rêves et désillusions. Ce livre s’attache à expliquer pourquoi.