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De graves menaces pèsent sur la liberté de penser : tel était l'avertissement visionnaire lancé en 1922 par le grand philosophe britannique Bertrand Russell, témoin privilégié de l'essor des techniques de propagande moderne. Ce texte court et percutant, d'une actualité saisissante, dresse un diagnostic sans complaisance. La propagande, nouvelle méthode de gouvernement qui s'empare des armes forgées par les publicitaires, ne se contente plus d'interdire les positions dissidentes : elle les étouffe par la pression économique et la distorsion des preuves. Elle offre ainsi un avantage indu, sur le terrain des idées, à ceux qui concentrent pouvoir et richesse. Comment résister à ces assauts contre la démocratie? Russell mise sur l'éducation, à réformer d'urgence. L'école devrait ainsi enseigner l'" art de lire les journaux " et développer l'esprit critique. À l'ingurgitation passive d'informations, le philosophe oppose la cultivation de l'intelligence, entendue comme authentique capacité de penser et de juger par soi-même. À la crédulité servile, il oppose le doute rationnel, cette attitude libératrice dont il fait l'éloge. Russell signe ici un véritable manifeste pour la pensée libre – un " anti-Propaganda ", antidote avant la lettre à cet art de la manipulation dont Edward Bernays devait, quelques années plus tard, exposer cyniquement les principes.