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Ces deux traités pseudo-aristotéliciens intéresseront les historiens de la philosophie et des mathématiques. Les Problèmes mécaniques concernent la mécanique théorique : ils n’ont pas pour but la construction de machines, mais explorent sous forme de questions les principes mathématiques susceptibles de rendre compte des dispositifs que le génie humain met en place pour mouvoir, sous l’action d’une faible force, des masses parfois considérables. Quantité d’observations concrètes, empruntées au monde des artisans et des marins, font ainsi l’objet d’un questionnement théorique qui place le levier et les propriétés du cercle au centre des explications. Le traité Des lignes insécables propose, quant à lui, de réfuter point par point les arguments mis en avant par les partisans de la théorie des lignes insécables, sans doute forgée par les disciples de Platon pour échapper aux conséquences de la divisibilité illimitée des grandeurs.
Michel Federspiel (1941-2013) a enseigné le grec à l’Université de Clermont-Ferrand. Il était traducteur de textes scientifiques et techniques (Apollonius de Pergé, Eutocius d’Ascalon, avec M. Decorps-Foulquier), spécialiste de la langue des mathématiques grecques, et a exploré en particulier des corpus techniques à la tradition méconnue. Il traduisit en 1969 l’ouvrage d’Árpád Szabó, Les débuts des mathématiques grecques.
Micheline Decorps-Foulquier est professeur de Grec à l’Université de Clermont-Ferrand. Spécialiste de l’histoire des textes mathématiques grecs, elle a publié une histoire du texte grec et l’édition des Livres grecs I-IV des Coniques d’Apollonius de Pergé, ainsi qu’une édition d’Eutocius d’Ascalon.