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À travers toute la vie intellectuelle de Hans Jonas (1903-1993), on peut suivre un même thème : une confrontation au mythe religieux, depuis son herméneutique des mythes gnostiques en 1934 (« La Gnose et l’esprit de l’Antiquité tardive ») jusque’à sa réécriture du mythe biblique de la Création en 1961 (« Le concept de Dieu après Auschwitz »). Dans ce livre le mythe n’est toutefois pas abordé quant à son contenu, mais selon son statut ontologique : où est le prius ou est le posterius ? Qu’est-ce qui précède, un vécu intérieur dont la forme extérieure dériverait, ou est-ce la forme extérieure elle-même? Il apparaît que Jonas a oscillé entre ces deux positions opposées : entre son programme herméneutique initial (la « démythologisation »), cherchant à faire dériver la forme mythologique d’un certain sentiment préexistant, et une conception diamétralement opposée, présente dans d’autres écrits, avançant au contraire que « l’objectivation précède ».
À travers une reconstitution détaillée et érudite des écrits de Jonas et de l’évolution de sa pensée, ce livre est aussi un essai philosophique où l’auteur soutient une conception ontologique de portée générale : à l’encontre d’une métaphysique de la « présence à soi » ou du « propre » qui suppose la priorité d’un vécu, il faut admettre que, dans la genèse des formes religieuses, mais aussi des œuvres littéraires et artistiques, c’est la forme extérieure qui a la préséance.