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Premiers traits de Philippe Comar est l’autobiographie, aussi passionnante qu’elliptique, d’un dessinateur, plasticien, théoricien, écrivain. Souvenirs d’enfance, souvenirs de ses années d’étude, souvenirs des visites dans les musées s’entremêlent, dans un désordre qui, à l’image de celui des herbes sauvages qu’il aime dessiner, recèle « une forme d’organisation secrète ». Paraphrasant Garry Winogrand – « je ne connais rien de plus mystérieux qu’une chose clairement décrite » – Philippe Comar formule ce qu’il vise à travers sa pratique du dessin : donner à sentir la complexité infinie de chaque chose visible, corps humains, cailloux, embranchements de végétaux, objets tombés en désuétude, reflets dans un bassin. Le dessin est pour lui une manière de porter une attention soutenue à ce qui l’environne, une manière singulière d’être au monde, « sans écart, écrit-il, entre le monde qui m’entoure et celui, intérieur, où il m’apparaît ». En témoigne, notamment, une série de dessins qu’il évoque, réalisés dans la lignée de la Grande Touffe d’herbes d’Albrecht Dürer : ces dessins montrent un rectangle de terre, planté d’herbe, qui pivote lentement jusqu’à ce qu’il soit vu par-dessus – jeu de perspective futile, mais conduit avec le même sérieux que les « perspecteurs » de la Renaissance. Si le dessin déplie le visible, c’est, au fond, pour « le vivre plus poétiquement ». Mais Philippe Comar n’est pas seulement dessinateur et plasticien ; il est aussi écrivain. Un écrivain à la plume élégante, sans que cela ne l’empêche de parler des corps et de leurs sécrétions avec une crudité qu’il revendique. Car ces « premiers traits », ce sont ceux que tracent, depuis l’enfance, tous ces fluides qui s’écoulent du corps et en expriment l’énigme : salive, lait, larme, urine (comme celle qu’observe à travers un flacon de verre un médecin dans La Jeune Fille anémique de Samuel van Hoogstraten au Rijksmuseum), mais aussi encre, pensée…