Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
C’est un récit tragique, une narration sans personnages qui embrasse l’humanité en silhouettes coulées dans les « digressions de l’existence », ces hommes prisonniers de leurs répétitions nostalgiques, de la paranoïa généralisée. Balancés entre le meurtre et l’oubli, le sexe et la fondation. On traverse les drames comme en rêve, mais rêve violent et désespéré, sans autre prise que la chair. On ne peut plus rien imaginer, dans ce monde photographié, que des bruits de mitraillettes. Le lyrisme est brisé, comment faire avec ces vieilles images des livres dans un monde explosé ? Que reste-t-il à raconter ? Quelle dernière fiction peut-on soulever pour toucher l’extrémité de notre disparition ? L’homme a perdu la fable, pris dans ses tortures, ses vitrines, ses images disséminées, il est impuissant, en fuite, sourd aux chuchotements de l’histoire. L’homme a trop de moyens d’être en vie, il doit toucher pour croire, enfoncer des mains sales dans la glaise. Il frappe, teste la résistance des corps, la résistance de la vie. Jusqu’à faire céder l’amour. On s’abandonne toujours brièvement dans le corps de l’autre, en dernière consolation. On se souvient de l’odeur de la détresse. Car au fond, « c’est soi qu’on aime, c’est soi qu’on tue ». Esther Tellermann, dans ce livre fulgurant, nous demande comment retrouver une première version du monde, dans la répétition du même, dans la poursuite notre « acharnement à disparaître ».