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A-t-on jamais étudié l'émergence de l'identité chrétienne aux yeux de ceux qui la vivent — les premiers chrétiens eux-mêmes —, comme aux yeux des instances sociales, culturelles, politiques ou religieuses de l'Empire romain ? Comment se comprendre dans un univers social dont le lien est la loyauté politique, laquelle se manifeste dans la participation au culte de l'Empire et de l'empereur — dont seuls les Juifs sont exempts, quitte à devoir payer un impôt particulier qui couvre cette dérogation ? L'enjeu était de taille. Il y allait de l'acceptation ou du rejet des chrétiens par la société à laquelle ils appartenaient. Il y allait aussi de la reconnaissance mutuelle ou du refus conflictuel de la diversité au sein même du christianisme naissant. Ce fut un long processus de clarification, de représentation des idées, de conscientisation dont on découvre ici l'immensité et la difficulté des enjeux. Comme tous les groupes qui composent l'Empire, les chrétiens sont-ils une race, une ethnie, une religion ? Ou doit-on les considérer comme à part et, dans ce cas, à quel titre ? On voit qu'il s'agit de se représenter la place possible d'une religion nouvelle qui ne reconnaît pas les rites importants qui assurent la cohésion de l'Empire. L'auteur ne prétend pas retracer les itinéraires et étapes de cette émergence de l'identité chrétienne dans la société impériale. Elle tente plutôt de repérer sur quel terrain cette identité se joue, dans quelles catégories sociales alors disponibles elle cherche à prendre corps et cohérence. De plus, elle souligne avec vigueur que nous ne pouvons mener cette étude qu'en étant conscients que nous l'abordons avec des catégories qui ont une histoire — et toujours une charge pour nous : impossible d'être neutres par rapport aux termes que nous employons. En avoir une conscience critique est la meilleure manière pour ne pas nous laisser piéger par les résonances qu'ont, dans nos débats actuels, les catégories de race, d'ethnicité, de politique, de religion...