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"Je me dis que je savais déjà, au moment où ma soeur m'avait dit tu seras bien ici, qu'il allait me falloir vivre sans compagnie, caché à la vue des autres et, de fait, depuis la dernière visite de Vanessa, depuis la mort du docteur Sernin, j'ai passé toutes ces années sans voir personne, enfermé dans cette chambre du premier étage, comme j'avais été enfermé autrefois dans ma chambre de l'appartement de Paris, pour ne pas déranger Vanessa, pour ne pas effrayer les invités, incapable alors de parler, comme je l'étais déjà quand Anna, notre bonne anglaise, nous emmenait au parc Monceau et que, regardant Vanessa jouer avec les autres enfants, je ne cessais de me dire, transpirant sous mon bonnet de coton blanc, demande-lui de jouer avec toi, incapable de parler, comme je le suis aujourd'hui, où, tout en regardant les pierres des murs s'empourprer, remontent à présent en moi le visage gêné de mon père et de ma mère, le sourire indulgent de Vanessa, le mouchoir de lin blanc avec lequel Anna m'essuyait le visage, tandis que résonne dans ma tête, de plus en plus douloureusement, ce mot que j'ai toujours gardé en moi, et que je voudrais à présent crier de toutes mes forces : pourquoi ?"