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La crise écologique est établie mais son sens historique et politique ne l'est pas encore. Non parce que nous ne l'aurions pas compris, mais parce qu'il reste indécis. Il y a près de cinquante ans s'est forgée une signification dominante : les institutions qui contrôlent notre vie sociale doivent produire un consensus, nourri d'expertises, pour juguler les menaces environnementales. Le capitalisme a appris à se charger de ses conditions sociales et juridiques de perpétuation, il lui fallait maintenant se charger de ses conditions environnementales. Et advienne que pourra. L'échec bien prévisible d'une telle écologie est aujourd'hui patent. La signification politique de l'écologie s'ouvre à nouveau, une certaine radicalité est en train de renaître, et cet essai entend contribuer aux aspirations révolutionnaires qu'elle porte. Il repart de ce qui, dans l'écologisme des années 1970, peut être approfondi par le demi-siècle qui nous en sépare : l'insécurité écologique et sociale trouve paradoxalement ses sources dans notre histoire de la « sécurité ». L'écologie doit donc se sortir du piège de la surenchère sécuritaire, enserrant les vivants dans un éternel état d'urgence et de restrictions. Un piège qui ne peut que perpétuer la fabrique capitaliste des raretés. En ce sens, l'écologie est bien vouée à défaire la domination de l'État et des oligarchies économiques. Ou à échouer. Une conviction anime donc cet essai : si nos sociétés n'aiment pas la radicalité, elle est pourtant, bien comprise, la seule lucidité des temps de crise – une lucidité faite de pensées et d'actions associées pour se saisir des racines de notre crise et lui donner enfin une issue et un sens.