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Au sein du groupe surréaliste, le duo Aragon-Breton et les francs-tireurs Artaud et Crevel ont élaboré un véritable projet philosophique au cours des années vingt. En particulier, ils ont engagé une bataille de l'esprit avec leurs jeunes rivaux de la revue Philosophies. Le Culte du moi de Barrés a beaucoup compté pour Aragon et Breton. La lecture des Déracinés les a mis dans les pas de Kant. Les Poésies d'Isidore Ducasse détournant les maximes des moralistes et repeignant Les Chants de Maldoror sous les couleurs du bien les ont initiés à l'axiomatique morale comme à l'emprunt collagiste et leur ont signalé le point d'indifférence. La peinture métaphysique et énigmatique de Chirico, réinvention du séjour de Nietzsche à Turin, les a rangés pour longtemps dans le camp des métaphysiciens. Le Manifeste du surréalisme, Une vague de rêves, Introduction au Discours sur le peu de réalité, Le Paysan de Paris, L'Esprit contre la Raison abondent en analyses et en intuitions philosophiques. À l'instar de Descartes et Fichte, Aragon et Breton ont mis le monde extérieur à l'épreuve du doute. Leur idéalisme absolu oscille alors entre l'immatérialisme de Berkeley, l'idéalisme magique de Novalis et l'idéalisme transcendantal de Schelling. Le 6 octobre 1926, vers minuit, Nadja, « l'âme errante », voit dans le jet d'eau du bassin des Tuileries le jaillissement puis la retombée de ses pensées mêlées à celles de Breton. Celui-ci lui fait aussitôt remarquer qu'elle emploie la même image médiatrice du jet d'eau par laquelle se concluent les Dialogues entre Hylas et Philonous de Berkeley.