Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
Jérôme sort de trois de cure de désintoxication. Il a trainé dehors, il a trouvé des palettes derrière le Leclerc pour dormir la nuit. Au bout de quelques jours, il a atterri à l’Hestia. Micheline dite Michèle ou Mimi était allée habiter chez son fils. Elle a tout quitté, mais ça s’est mal passé avec sa belle-fille. Elle a mis ses affaires dans sa voiture et est repartie. Après quelques nuits d’hôtel, puis quelques d’autres nuits passées dans son véhicule, elle s’est décidée à faire le 115 qui l’a orienté à l’Hestia. Guillaume avait tout, un bon travail, une femme, des enfants. Après un accident, il a dégringolé, il a tout perdu. A 40 ans, il est retourné vivre chez sa mère qui peut de temps après est partie en maison de retraite. Il s’est retrouvé à l’Hestia, lieu d’hébergement d’urgence pour sans domiciles fixes à Périgueux.
D’octobre 2020 à janvier 2025, Marc Pichelin et Troubs sont allés régulièrement observer le fonctionnement de ce lieu. Ils ont rencontré les résidents et résidentes et ont suivi les membres du personnel dans leur travail journalier.
Troubs a dessiné sur le motif, d’après nature. Proposant à chacun et chacune de se prêter au jeu du portrait, il a constitué une galerie de « gueules » quelquefois fatiguées, souvent cassées et parfois souriantes. Réalisé un portrait c’est prendre le temps de regarder l’autre, de le considérer, de le mettre en lumière. Le dessin permet la rencontre et amène à échanger, à se parler. Marc Pichelin a patiemment glané des témoignages, recueilli des confessions, prélevé des paroles. Il a écouté cet espace peuplé par des inaudibles, des invisibles.
Ces portraits sont nomades. Ils racontent un instant, mais ils sont aussi offerts et emportés. Ils voyagent avec les SDF souvent sans bagages, sans attaches.
Portraits nomades est un récit modeste mais précis d’une aventure humaine hors du commun. Ce livre ne cherche pas à expliquer ou à dénoncer la situation des sans-abris en France. Le jeu de relation entre les textes et les images tentent simplement d’éclairer sur des parcours de vie singuliers.