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Si "la critique des poètes est leur peinture de portraits", les portraits de Suarès illustrent à merveille cette remarque tirée de ses Xénies. D'autant, écrit Suarès, "qu'une suite de portraits pleins d'esprit, et qu'on peut croire ressemblants, fait naître plus d'idées générales que la thèse la plus rigoureuse".Telle était déjà la révélation d'Âmes et Visages. De Joinville à Sade, premier volume du Domaine français qui se poursuit ici avec les portraits toujours aussi vivants et nuancés du siècle suivant, de Benjamin Constant à Arthur Rimbaud, texte inédit, inachevé mais fulgurant.Sans rien cacher de ses goûts personnels, nourris de la plus rare culture ; sans taire ses réticences ou ses aversions (Victor Hugo, ou "la misérable postérité de Chateaubriand"), Suarès, émule de Sainte-Beuve, mais beaucoup moins timide, ne tombe jamais dans les excès de Léon Daudet ("le stupide dix-neuvième siècle") ou dans les condamnations du Romantisme à la Benda. Il affirme, et bien avant les critiques de sa génération, la grandeur d'un siècle dominé, non par Balzac - trop historien - ou par Hugo - trop orateur -, mais par ces phares longtemps moqués ou incompris, maudits ou dédaignés : Stendhal, Baudelaire, Flaubert, Verlaine, Mallarmé, Rimbaud, hissés très tôt à leur vrai rang pour "faire frémir et lever dans les âmes les plus hautes les grandes ailes de la pensée et de la poésie".