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Sous-titré « Ébauche d’un livre du mal », Pornographie justifie son titre de la façon la plus sobre qui soit, en s’ouvrant sur une définition. Il s’agira, nous laisse-t-on entendre, à la fois d’un « traité sur la prostitution » et d’une « représentation de choses obscènes destinées à être communiquées au public » : prostitution et obscénité devant être entendus en leur sens étendu, c’est-à-dire moral. Héritage des Fleurs du Mal ? Ces « Litanies de Caïn » portent à le croire, qui ouvrent le recueil en relatant du point de vue de l’assassin le premier homicide de l’histoire biblique – et la suite le confirme. Pornographie fait descendre la poésie dans les domaines du monstrueux contemporain. Mais non pour quintessencier le sublime de l’atroce, la beauté des charognes : le recueil de Cédric Demangeot est un écrit de combat. Écrit de combat, cela veut dire d’abord écrit de luttes. Sans mentionner de circonstance précise, les cycles de poèmes quadrillent l’espace politique. Ils relatent l’insurrection (« Émeute, ébauche »), l’affrontement entre dissidence et pouvoir (« Aurore ultimatum »), s’attaquent au culte viril de la matraque (« D’un corps placé devant la police ») ; ils fustigent l’abrutissement par la télévision (« Fenêtre sur le bleu ») et moquent sardoniquement l’apathie générale face à la catastrophe environnemental (« Sale temps »). Mais poésie de combat demeure poésie, et c’est sur ce terrain que Cédric Demangeot vide la querelle. Ce qui importe ici est moins de « condamner » que de mettre crûment la langue de tous à l’épreuve. Ce n’est pas en poète inquisiteur que parle Demangeot, mais du sein même des horreurs qu’il réprouve, comme en témoignent les parties qui donnent la parole à des maux plus tacites : la maladie dont « De l’été », le viol dans « Une triste histoire ». Un « livre du mal », donc, au sens où il lui prête langue pour le forcer à se montrer. Une autre section du recueil s’intitule « Prosopopée » : peut-être la figure maîtresse de Pornographie.