Entre Pierre Lescot et Jean Bullant, Jean Goujon et Jacques Androuet du Cerceau,
Philibert De l'Orme est l'étoile majeure d'une constellation d'architectes qui, à l'instar
de la Pléiade des poètes, a donné au XVIe siècle français une aura comparable à celle
de l'Italie. Au service du cardinal Jean du Bellay, de Diane de Poitiers, de Henri II
et de Catherine de Médicis, constructeur et théoricien, il laisse une oeuvre aussi
passionnante que problématique. Héritier du Moyen Âge et grand connaisseur de
l'antiquité romaine, praticien expert doublé d'un humaniste savant, il réalise une
synthèse fascinante des tendances diverses mais convergentes de la Renaissance,
qui lui fait incarner le renouveau artistique de la France de son temps. Quoique sa
fortune ait souffert des vicissitudes de l'histoire, de l'évolution du goût et sans doute
aussi du caractère protéiforme de son génie, sa puissance créatrice, égale à celle
d'un Rabelais ou d'un Ronsard, en fait le Michel-Ange français.
À l'occasion du cinq centième anniversaire de sa naissance, le LVIIe colloque
international d'études humanistes du Centre d'études supérieures de la Renaissance
à Tours, organisé par Frédérique Lemerle, directrice de recherche au CNRS (Tours,
CESR, UMR 7323) et Yves Pauwels professeur des universités (Tours, CESR,
Université François-Rabelais) a rendu hommage à celui qui fut l'un des plus grands
artistes de la Renaissance. Les essais réunis s'attachent à explorer quelques zones
d'ombre laissées encore obscures par les monographies précédemment consacrées
à l'architecte en inscrivant la problématique dans la perspective pluridisciplinaire
qui est celle du CESR.
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