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« Dans la communication prononcée en 1951 au colloque international de phénoménologie de Bruxelles, Maurice Merleau-Ponty renvoie à un élève de Husserl, Hendrik Pos, pour qui la phénoménologie du langage est conçue “comme retour au sujet parlant, à mon contact avec la langue que je parle”. Retour au “langage comme mien”, dit encore Merleau-Ponty, qui met ainsi le parlant en évidence, comme Aristote et Benveniste avant lui, d’où cet axe auquel je me réfère : Aristote, Benveniste et Merleau-Ponty.
Aristote place à l’origine du langage la voix qui traduit les affects (et dans un second temps la pensée), puis l’écriture qui relaie la voix. Benveniste ne dit pas autrement. Ainsi s’établit la relation constituante entre la phusis et le logos.
Du côté de la phusis, ce que Husserl nomme “l’incarnation linguistique” et Benveniste “l’inscription” de l’expérience humaine dans le langage : “Elle est là, inhérente à la forme qui la transmet”. Il revient à l’énonciation, ajoute Benveniste, de la “faire jaillir”. On comprend pourquoi Pos insiste sur le “contact” avec la langue et ce que l’on peut attendre de cette proximité. Quant au logos, il traduit ce que la phusis lui donne. Cette répartition des fonctions a été notée par le philosophe Cassirer, relais précieux entre Aristote et Benveniste. Phusis et logos – dit encore Merleau-Ponty – forment une unité, “une jonction”, qui apparaît chez Aristote non pas comme accidentelle mais comme nécessaire. Elle permet deux manières de dire que transcrivent, selon moi, les prédicats somatiques et les prédicats cognitifs.
C’est ce champ que j’ai voulu explorer et dont mes recherches témoignent. » (J.-Cl. C.)