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L'univers de Jacques Abeille est d'une totale singularité : « Je crus avoir écrit l'oeuvre d'un fou, dit-il lui-même de ses "Jardins statuaires" ; l'ayant laissée quelque temps, je m'étonne d'une cohérence inattendue. » Il en va de même de l'ensemble de son oeuvre qui, sous une apparente dispersion, est aimée d'une vision forte, étrange et cohérente.
S'agissant d'écrivains comme Julien Gracq ou Jacques Abeille, la frontière est-elle jamais bien claire entre prose et poésie ? Les phrases qui ouvrent Les Jardins statuaires sont d'un poète autant que d'un romancier : « Est-on jamais assez attentif ? Quand un grand arbre noirci d'hiver se dresse soudain de front et qu'on se détourne de crainte du présage, ne convient-il pas plutôt de s'arrêter et de suivre une à une ses ramures distendues qui déchirent l'horizon et tracent mille directions contre le vide du ciel ? Ne faut-il pas s'attacher aux jonchées blanchâtres du roc nu qui perce une terre âpre ? Être aussi attentif aux pliures friables des schistes ? Et s'interroger longuement devant une poutre rongée qu'on a descendue du toit et jetée parmi les ronces, s'interroger sur le cheminement des insectes mangeurs de bois qui suivent d'imperceptibles veines et dessinent comme l'envers d'un corps inconnu dans la masse opaque ? »
Au présent recueil, Jacques Abeille a donné un titre, Petites proses plus ou moins brisées, qui le situe à ces frontières mystérieuses entre prose et poésie qu'il ne cesse d'explorer. Le livre, composé de textes écrits sur plusieurs décennies, cest structuré en trois parties : « Ce qu'il reste d'un jeune homme qui maigrissait », « Figures en réserve » et « Bris et bruits ». De cette dernière parie, citons « Poésie perdue » : « Sabres étouffés dans l'étreinte des nuages / précieuse lumière du bitume / charniers innocents / errances / à la grève livide sous la paix de l'aube / meurt une ombre »