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À rebours de la conception habituellement acceptée de la naissance de la modernité comme transition de l’ère des empires à celle des États-nations, l’ouvrage entend démontrer que l’idée d’empire est demeurée présente au sein de l’ordre global des cinq derniers siècles et qu’elle n’a cessé, jusqu’à nos jours, d’inspirer les théoriciens et idéologues, de la conquête coloniale en particulier et des logiques globales de la souveraineté en général. De l’Empire espagnol né de la conquête des Indes occidentales et dans lequel s’élaborent des utopies et des pratiques de gouvernementalité qui connaîtront une large diffusion, à l’utilisation de l’idée de guerre froide dans le saut qualitatif effectué par le système impérial «américain» après la Seconde Guerre mondiale, en passant par la définition de l’État moderne dans la philosophie de Hobbes alors que se profile l’Imperium britannicum ou, enfin, par l’observation des situations post-impériales dans les États issus de la chute de l’URSS ; Claude Bourguignon Rougier, Matthieu Renault, Marta Ruiz Galbete et Olga Bronnikova tracent les lignes de force de la trajectoire impériale de la modernité et proposent ainsi d’autres perspectives à notre compréhension du présent. « Endosser une perspective impériale signifie d’abord réinterroger les séquençages temporels, les partages chronologiques, les dates butoirs qui se sont imposées pour séparer et définir les périodes historiques, afin d’envisager des trajectoires plus complexes et enchevêtrées. Cela implique en premier lieu de questionner les généalogies de la modernité et la rupture radicale supposée être au fondement de cette dernière, pour envisager les modes de coexistence et d’imbrication des temporalités hétérogènes qui en ont été constitutives, réévaluer les apparents « retours en arrière » qui ont plus ou moins secrètement accompagné la « marche en avant » célébrée par les philosophies du progrès, penser en somme l’irruption du nouveau comme étant toujours pour une part l’effet de logiques de répétition différenciée de l’ancien. Cet autre rapport au temps engage indissociablement un autre rapport à l’espace et aux géographies du pouvoir. Il est susceptible de subvertir les cartographies de la modernité et de ses autres, les frontières dont le tracé a non seulement servi la définition de cette même modernité mais aussi, le plus souvent, délimité le terrain de ses critiques. »