Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
Dans Los mares del Sur (1979), le détective Pepe Carvalho, héros des romans de l’écrivain Manuel Vázquez Montalbán, affirme faire partie de la génération de Barcelonais qui a grandi sous la menace d’un internement à l’Asilo Durán. Si elle est encore présente aujourd’hui dans la mémoire collective barcelonaise, cette institution corrective est, comme celles qui étaient réparties sur l’ensemble du territoire espagnol depuis le début du xxe siècle, très peu connue des historiens. L’ouvrage se propose de combler cette lacune et de documenter le sort des « voyous » et des « filles déchues » internés durant la période de la dictature franquiste (1939-1975) dans deux maisons de redressement, l’Asilo Durán et la Colonia San Vicente Ferrer de Valence. Il s’agit tout autant d’en franchir les murs pour documenter, malgré les silences des archives, la vie quotidienne des pensionnaires, que d’observer durant toute la durée de la dictature les rapports entre le pouvoir franquiste, l’Église catholique et les habitants des quartiers populaires et marginaux des grandes villes espagnoles.
Même pendant la période de l’immédiat après-guerre civile, marquée par une répression impitoyable et par la volonté d’écraser les vaincus, les maisons de redressement ne constituent étonnamment pas un lieu de répression politique dans lequel les enfants de « rouges » seraient surreprésentés. En revanche, le caractère profondément traditionnaliste et religieux de la prise en charge de la jeunesse dangereuse et en danger est très clair, ce qui permet de caractériser plus finement encore la nature d’un régime qui ne cesse de poser question aux historiens.