Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
Tout le monde connaît la figure du tueur en série, qui, poussé par une fièvre psychopathe, collectionne ses victimes, les torture et les exécute. Le peintre en séries, lui, a une fièvre de création et non de mort. Il ne cherche pas à détruire mais à guérir la peinture et ce qui le pousse à enchaîner les tableaux n'est pas un trauma d'enfance ou un manque douloureux mais une entreprise obstinée : la peinture comme quête. Où est donc la peinture ? Question absurde, à première vue, puisqu'elle est partout et qu'elle se vend bien. Celle que recherche Pascal Pinaud est d'une autre nature, plus conceptuelle : c'est une Idée de la peinture, noble et difficile à trouver, qui ne correspond pas à la passion moderniste pour la surface colorée. Elle s'identifie avec ce qu'elle n'est pas, elle se déguise sous des costumes qui changent sans cesse, et P. Pinaud la traque là où on ne l'attend pas : chez un carrossier, dans la boutique d'un vendeur de tapis, au supermarché ou simplement dans la rue. Pour être dans sa meilleure forme, la peinture a besoin, comme les rois des contes, de sortir travestie et de se confronter au peuple. C'est ce que montre cet ouvrage, à la fois monographie et catalogue raisonné. À travers un parcours théorique et historique particulièrement attentif aux œuvres mêmes, Thomas Golsenne décrit puissamment le travail de P. Pinaud illustré par une riche iconographie. Artiste exigeant, ce dernier assume un engagement tout autant esthétique qu'éthique et politique. Il appartient à une génération qui ne veut plus s'excuser de faire « seulement » de la peinture, et qui sent en même temps le besoin de faire des tableaux « autrement ». Ce qui est une façon d'obliger le regardeur à trouver d'autres catégories pour le comprendre et l'apprécier à sa juste valeur, et pour identifier sa logique de serial painter.