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Comment passer de Pascal à Kant ? Quelle transition liera l’un à l’autre deux personnages si dissemblables, et qui paraissent appartenir à deux mondes ? Chez l’un, toutes les pensées ont traversé le cœur et se sont échauffées de toutes les ardeurs de la passion. Troublé par le problème de la destinée humaine jusqu’au point d’en perdre presque la raison, sceptique et croyant à la fois, portant une sorte de fanatisme dans le doute comme dans la dévotion, maudissant la vie avec tant d’exagération qu’on pourrait croire qu’il l’avait trop aimée et qu’il lui en voulait de ne pas lui avoir donné ce qu’il en espérait, ayant jeté des éclairs dans la science comme dans la philosophie, mais par-dessus tout grand écrivain, apologiste original et paradoxal de la religion, mais, malgré tous ses efforts, ayant contribué pour sa part à la dissolution des antiques croyances, tel a été Pascal, qu’on peut définir d’un mot : un homme, une âme, une flamme. Transportons-nous maintenant… à l’extrémité orientale de la Prusse, dans cette ville froide et lointaine de Kœnigsberg où bien peu de voyageurs ont la curiosité d’aller chercher les vestiges et les souvenirs de la Critique de la raison pure. C’est là qu’est né, c’est là qu’est mort, c’est là qu’a enseigné pendant trente ans l’immortel Kant, le maître et le roi des philosophes allemands... Comme Pascal, Kant associe à un scepticisme illimité une foi austère, et il rend à la pratique ce qu’il refuse à la raison spéculative ; mais il n’obéit jamais qu’à la science pure, et la passion n’a aucune part à ses raisonnements : ce n’est pas une personne, c’est une idée…