Standaard Boekhandel gebruikt cookies en gelijkaardige technologieën om de website goed te laten werken en je een betere surfervaring te bezorgen.
Hieronder kan je kiezen welke cookies je wilt inschakelen:
Technische en functionele cookies
Deze cookies zijn essentieel om de website goed te laten functioneren, en laten je toe om bijvoorbeeld in te loggen. Je kan deze cookies niet uitschakelen.
Analytische cookies
Deze cookies verzamelen anonieme informatie over het gebruik van onze website. Op die manier kunnen we de website beter afstemmen op de behoeften van de gebruikers.
Marketingcookies
Deze cookies delen je gedrag op onze website met externe partijen, zodat je op externe platformen relevantere advertenties van Standaard Boekhandel te zien krijgt.
Je kan maximaal 250 producten tegelijk aan je winkelmandje toevoegen. Verwijdere enkele producten uit je winkelmandje, of splits je bestelling op in meerdere bestellingen.
Pour tout être humain, l'acte de manger est absolument capital. Non seulement il est indispensable à la vie, mais dès le départ, l'oralité liée à la nourriture est structurante du psychisme humain. Et le repas, point de jonction entre nature et culture, est à la fois une rencontre avec l'univers entier et un rite social hautement révélateur des groupes et des personnes. En outre, l'acte de manger entretient aussi un lien intrinsèque avec la violence puisqu'il consiste en une appropriation par la destruction. Impossible de vivre sans détruire de la vie. Mais s'il en est ainsi, tout est une question de mesure, de limite. C'est ce que ne manque pas de souligner, et dès son tout début, le récit biblique. Quand Dieu donne à toute chair sa nourriture (Gn 1, 29-30), il limite celle-ci aux végétaux, et suggère de la sorte la possibilité de contenir la violence par respect de la vie. Ensuite, au moment où il met l'homme en relation avec l'extérieur, le Seigneur lui enjoint de ne pas manger tout ce qui est donné (Gn 2,16-17). Il ménage ainsi la possibilité de la reconnaissance et du partage. Dès les premières pages de la Bible, la nourriture occupe une place stratégique dans le rapport de l'humain à ce qui détermine son devenir et sa vie : la gestion de la violence et l'ouverture à l'altérité qui le constitue dans son identité. Cette thématique court tout au long des deux Testaments. La nourriture apparaît comme le lieu où se manifestent symboliquement, et par des gestes d'apparence banale, les choix fondamentaux dont l'enjeu n'est autre que la vie et la mort. Ce livre n'est pas à proprement parler l'étude d'un thème, ni une recherche historique. Il se déploie plutôt comme une réflexion étayée par un dialogue serré et exigeant avec le récit biblique sous sa «  forme finale  » ou canonique, dans un effort pour faire percevoir quelque chose de l'unité de sens qui se cherche dans le Livre."