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Anne Delbée, célèbre tragédienne, écrivain et metteur en scène reçoit souvent le dimanche soir dans son appartement raffiné de l’avenue Bosquet. Autour d’un lapin à la moutarde, on y rencontre une élite délicieusement décadente, une société polie composée d’artistes en vue et d’intellectuels pour la plupart issus de Normale Sup. Loin de la genèse de la préciosité dans les salons littéraires du siècle des Lumières, sa façon de recevoir, à la fois simple, conviviale et gaie pour ne pas dire débridée, n’appartient qu’à elle. Un soir que je sortais de chez elle, Anne Delbée me fit la réflexion suivante: « Un jour dans un de tes romans, il faudra que tu racontes l’histoire du lapin ! ». Je la pris au mot et commençai le soir même à aligner quelques mots à partir d’un souvenir d’enfance d’après-guerre. Ce lapin dépiauté que je vis à trois ans fut ma première frayeur. La seule vraie raison d’être du roman étant selon Kundera, de dire ce que seul le roman peut dire, les phrases s’enchaînèrent naturellement. Au bout de quelques semaines, l’histoire de Dune Parker prit corps pour se confondre avec ma propre réalité. Le roman se termine le 11 septembre 2001, une tragédie qui faillit nous coûter la vie, à mon demi-frère et à moi. En effet il ne se sera fallu que de quelques précieuses minutes pour que nos noms ne viennent s’ajouter à la liste des 3000 victimes… » (Claude-Alain Planchon)