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Elle lui est devenue insupportable, l'obligation que, par toutes ses illusions, la société lui fait de tendre au bonheur. Alors, cet homme a décidé de s'installer dans la rue et, se considérant comme un échappé du confort, il est devenu un clochard sans nom. Dans le récit que lui a inspiré cette rupture, Pia Petersen décrit, avec une grande sobriété d'écriture, les errances de celui qui passe désormais ses journées entre une bibliothèque où il cherche la chaleur plus que les livres, une église où il lui arrive de se réfugier, et la rue où, un beau matin, d'un regard il tombe amoureux d'une jeune femme et prend la mesure de ce qui, désormais, le sépare d'elle et de ses semblables. Avec des mots ordinaires attestant le soin qu'elle a de ne pas farder la réalité, et en évitant toujours de donner à la misère humaine une valeur esthétique, Pia Petersen fait passer des réflexions dont on comprend mieux l'origine quand on sait sa formation philosophique. En filigrane du récit apparaît ainsi sa propre inquiétude sur le devenir d'une société quasiment carcérale dans laquelle il n'importe que d'être rentable et d'alimenter un système au bout duquel on perd l'essentiel de sa condition d'être humain et de sa capacité d'aimer. Au ras du pavé, dans la chronique et les soliloques de ce clochard silencieux qui parfois discute avec Dieu, émerge ainsi la question : que peut-on faire quand, même dans la rue, même aux marges de la société, on ne peut plus être libre ? Une question que parfois, reconnaissons-le, nous nous posons sans nous risquer à la formuler.