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« Je n’ai pas d’enfants, pas de hobbies, pas le plus petit projet, je ne suis même plus capable de chanter, mais je peux toujours faire confiance à mon âme, le grand livre de mes péchés. C’est le travail d’une vie entière. Je mens, je blasphème et convoite, je me dispute avec Dieu et recours parfois à la violence ainsi qu’aux petits larcins, je consterne mes parents et d’autres personnes que je connais moins bien, j’ai jusqu’ici évité le meurtre – non que l’envie m’en ait manqué – et je ne peux pas commettre d’adultère, n’ayant épousé personne, toutefois je peux y contribuer. » Hannah Luckcraft est certes pécheresse, mais avant tout, elle boit. À trente-six ans, elle n’a plus rien à perdre, cela fait longtemps qu’elle est passée du côté des freaks et des désaxés. Lorsqu’elle rencontre Robert Gardener – dentiste le jour, buveur la nuit –, ils tombent violemment amoureux. Entre débauche et passion, où trouver la rédemption ? Paradis raconte la recherche désespérée d’un éden. Visions extatiques ou cauchemardesques, souvenirs du bonheur perdu et fragments d’une passion amoureuse : on retrouve la maîtrise d’A. L. Kennedy, son écriture au scalpel, sa quête d’absolu. Traduit de l'anglais par Paule Guivarch.