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De la Belgique à l'Autriche, de la Suède à la Suisse sans oublier la France, l'évolution récente des démocraties européennes semble marquée par l'émergence de partis et de mouvements dits populistes : qualifier ainsi Le Pen, Haider, Berlusconi ou Bossi ne surprend guère. Mais lorsque la même étiquette est accolée aux noms de Chirac, Thatcher, Blair ou Clinton, l'observateur ne peut qu'avouer sa perplexité. Parle-t-on de la même chose ? Le terme fait-il encore sens si l'on peut l'utiliser aussi aisément pour des réalités ou des personnages aussi divers ? Comment expliquer que le mot et l'idée soient employés selon des cycles récurrents pour tomber ensuite dans les oubliettes de la science politique et des médias ? Le populisme n'est-il que de droite, et même d'extrême droite, ou bien peut-il contaminer jusqu'aux formations qui passent pour " respectables " ? Est-il une menace pour la démocratie ?
Cet usage multiforme et anarchique, voire cet abus est un élément crucial du problème. Il traduit certes l'ambiguïté et l'imprécision du concept, sa capacité à s'ajuster à des situations diverses et hétérogènes, mais il témoigne aussi de la difficulté à qualifier de manière précise des modes d'expression politique apparus dans de nombreux pays démocratiques au cours de la dernière décennie.
Yves Mény, professeur à l'Institut d études politiques de Paris, est actuellement directeur du Robert Schuman Centre for Avance Studios (Institut universitaire européen de Florence. Yves Surel est chargé de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques (Centre d'étude de la vie politique française, CEVIPOF).