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Le temps, avec l'espace, disait Emmanuel Kant, constitue la "forme a priori" de notre sensibilité : horizon à travers lequel nous faisons l'expérience du monde, il structure notre façon d'aller à la rencontre de ce qui est. Or, selon nombre d'observateurs, la modernité semble désormais compromettre les conditions de cette rencontre. Tout va de plus en plus vite : entre fast-food, speed dating et haut débit, notre époque se distingue par la toute-puissance de la vitesse. Ce qui est en jeu, ici, ce n'est plus seulement l'emballement de l'innovation technique, mais l'accélération du réel lui-même. Telle est l'une des désillusions du progrès : plus nous sommes équipés de machines, d'appareils censés nous faire gagner du temps, et plus nous avons le sentiment d'en manquer. On entendra ici des voix dissidentes : non, il n'est pas inéluctable que dans les relations sociales comme dans la vie intime, en politique comme en amour, notre quotidien soit marqué par l'urgence, que la tyrannie du court terme comprime l'espace, que le triomphe de l'immédiat rende impossible toute vie au présent. La meilleure réponse à la question "Où donc est passé le temps ?" est un éloge de notre liberté de dire "non".