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L’histoire littéraire du XXe siècle a gardé en mémoire Olympia Press comme le premier éditeur de Lolita de Vladimir Nabokov et des œuvres de Samuel Beckett, William Burroughs et Henry Miller. Auteurs de manuscrits maudits, rejetés par l’espace éditorial anglophone alors sous le joug des lois contre l’obscénité, c’est au cœur de Paris qu’ils ont trouvé refuge, auprès d’Olympia Press et de son fondateur Maurice Girodias, au cours des années 1950. Enseigne spécialisée dans l’érotisme et publiant exclusivement en anglais, la maison d’édition défie la censure américaine et britannique en vendant et exportant depuis la capitale française une littérature renégate appelée à la consécration ainsi que des romans de commande pornographiques réalisés par la bohème expatriée du Quartier latin. Le spectaculaire épisode de l’« affaire Lolita », né de l’interdiction de l’ouvrage par le gouvernement français en 1956, imposera Maurice Girodias en figure de la lutte pour la liberté d’expression. Jusqu’en 1966, l’éditeur vit au rythme des procès et des sanctions ; figure hors norme, il ouvre en parallèle le cabaret La Grande Séverine, haut lieu des fêtes parisiennes, du jazz et du théâtre d’avant-garde. Cependant que la censure morale s’affirme avec force au retour du général de Gaulle, une dynamique contraire fissure l’édifice puritain au Royaume-Uni et aux États-Unis. Condamné à la prison et interdit d’exercer la profession d’éditeur en France, Maurice Girodias installe Olympia Press à New York à la fin des années 1960.