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De la correspondance de l’abbé Suger, vingt-six lettres rédigées de sa main et cent cinquante-neuf lettres reçues par lui nous sont parvenues, provenant des plus grands personnages du royaume et de la chrétienté occidentale (Louis VII, le pape Eugène III, Bernard de Clairvaux…). Cette documentation extrêmement lacunaire ne concerne que les dernières années de sa vie. Elle permet toutefois de saisir dans sa réalité vivante toute son œuvre de diplomate, de « premier ministre » puis de chef d’État. Sa connaissance des choses humaines, son intelligence des affaires, sa modération naturelle, son amour de la conciliation, joints à une force dialectique exceptionnelle et un total désintéressement, y apparaissent comme l’expression du conseiller idéal du roi. On y lit aussi l’extrême vigilance de l’abbé de Saint-Denis pour maintenir les équilibres, préserver la paix, aidé par le pape et certains archevêques. Il apparaît à travers ce corpus épistolaire que Suger assuma la plénitude du pouvoir, à la fois spirituel et temporel, suivant la mission confiée par le pape et la confiance exclusive que lui accorda le roi Louis VII en lui confiant durant deux ans la régence du royaume de France, de 1147 à 1149.
Les chartes écrites de la main de Suger apportent quant à elles un autre éclairage sur sa personnalité : s’y révèle l’homme dans son intimité et dans sa vie spirituelle, sa vie de moine bénédictin et d’homme de Dieu. Sur les seize écrites de sa main, six chartes portent sur l’organisation interne de l’abbaye de Saint-Denis. Les chartes qui lui sont relatives, au nombre de soixante et une, ont pour principaux correspondants le roi de France et le souverain pontife et reflètent une politique de consolidation et d’accroissement des biens et des privilèges de l’abbaye.
La vie de Suger fut rédigée à la mort de l’abbé par le moine Guillaume, son collaborateur intime. Cette Vita Sugerii abbatis est un texte sincère et enthousiaste. Parfois très apologétique, sa valeur ne réside pas dans le style mais plutôt dans les renseignements uniques qu’elle fournit.