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La poésie moderne revendique le mot comme matière première Ce volume contient une édition révisée des ouvrages suivants :– Isomorphismes, Ikaros, 1973 ;– Flux et Turbulences, Les Éditions de la Jonque, 1985 (édition originale en grec : Olkos, 1978) ;– Cahier chinois, Les éditions [o], 2008 (édition originale en grec : Erato, 1989) ; et une première édition en français du recueil Topoème, (édition originale en grec : Erato, 1997). COMMENTÂ ? Que l’écriture soit dérangée, que les règles de la syntaxe, l’agencement des phrases et la ponctuation qui la souligne puissent être reniés, soit : pour solliciter la vue, pour décourager une lecture qui va droit à la signification sans s’arrêter au visible, il faut bien que les énoncés soient déstabilisés, que le langage soit arraché à sa fonction prosaïque. Mais il faut aussi que le langage reste langage, et pour cela que les mots survivent, lourds toujours de leur charge sémantique. Lorsque Démosthène Agrafiotis écrit : « La poésie moderne revendique le mot comme matière première [...], comme matériau à traiter », il n’entend pas, sa pratique l’atteste, que les mots soient désarticulés au point d’être méconnaissables et de disparaître. Leur persistante présence fait au contraire que des éclairs de sens ne cessent de s’allumer, sans toutefois qu’un sens déterminé se propose impérieusement puisque la déconstruction de la syntaxe interdit que se construisent des phrases ; l’errance de l’oeil manifeste bien que nulle direction ne s’impose à la lecture, même si la vieille habitude occidentale de lire de gauche à droite résiste à la dispersion des signes sur la page. (Mikel Dufrenne, LOEil et l’Oreille, Jean-Michel Place, 1991)