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"Lautréamont : le prophète de la poésie libérée, celui qui a montré que la littérature pouvait encore essayer d'exprimer l'homme dans sa totalité. Le symbole de la rébellion contre l'ordre établi, du cri contre le langage-prison. Précurseur du surréalisme, de la psychanalyse, de l'écriture à la recherche de l'écriture. Le poète de la conscience, et aussi de la limite de la conscience. Oui, tout cela est vrai, et prouve encore une fois qu'il n'y a pas de profonde originalité dans le langage. Prouve le conditionnement désespérant de toute littérature, sa filiation, sa logique. Lautréamont, né du roman noir anglais, annonçant la longue lignée de la littérature vengeresse. Génie, mais génie que l'on comprend. Révolte, mais révolte asservie par le langage. Orgueil brisé par le partage des louanges, par le bruit des applaudissements, bien plus qu'il n'eût jamais pu l'être par le silence... Tout cela est vrai, et c'est ce qu'il y a de pitoyable dans cette aventure. Mais il y a autre chose. Quelque chose qui n'est ni mystérieux ni grandiose. Lautréamont, converti par les mots et les idées, s'échappe quand même. Une part de lui-même n'a pas été conquise. Quelques cris, quelques mouvements que les hommes n'ont jamais partagés et qu'ils ne partageront jamais, parce que c'était au-delà de la littérature ; c'était en dehors des mots, et personne ne pouvait comprendre. Quelque chose qui ressemblait encore à la vie, à cet ensemble de sensations et d'actes que chacun porte et enterre avec soi. Un SORT. Une aventure, mais une aventure réelle. Une pensée sauvage." J.M.G. Le Clézio.